Si vous êtes un peu comme nous, affublés par vos proches d’une etiquette d’amateur de vin, vous avez peut-être reçu pour Noël quelque présent ayant un lien plus ou moins éloigné avec le sujet.
Personnellement cette année, j’ai été gâté. Tout d’abord mon cher papa a renfloué mon stock de Ménetou en provenance de chez Francis Audiot (entre autres). Mais ma moitié a également tiré dans le mille en m’offrant ‘Les ignorants’ car en plus d’avoir une inclinaison pour le vin, la bande dessinée fait aussi partie de mon univers.
De quoi s’agit-il ?
Comme le dit le sous-titre, d’une initiation croisée entre Etienne Davodeau, dessinateur de BD, et Richard Leroy, viticulteur en Anjou (dans le Val de Loire). Le premier a pris son crayon et a passé une année complète à travailler dans les vignes du second. Le premier fait découvrir l’univers de la BD à son compère : le travail, les festivals, les auteurs incontournables… Mais il lui prête également main forte pendant toute une année depuis la taille des pieds jusqu’à la vendange.
Le résultat est, de mon point de vue, particulièrement réussi. Cela tient à la simplicité des bonhommes, autant celui qui tient le stylo que celui qui fait son vin. Je suis obligé de clamer mon ignorance : je ne connaissais ni l’un ni l’autre avant de lire le livre. Le style narratif du premier me rappelle un peu Guy Delisle… comme si on lisait : Chroniques Angevines Quant aux convictions de Richard Leroy, elles inspirent le plus profond respect et montre à quel point le viticulteur est lié à sa terre et à son vin. Et puis on profite de son initiation avec un plaisir intense. Si notre site était une BD, on aimerait qu’il soit aussi réussi que ce roman graphique ! On y apprend si clairement et si simplement comment un vigneron rythme son année, quels sont les principes de la biodynamie…
Forcément, après 267 pages à parler d’un vin blanc sec fait avec amour, ça donne soif. Le portrait de Richard Leroy étant ce qu’il ait, je n’ai pas osé appeler pour passer pour ce que je suis : bonjour, c’est moi le parisien qui n’avait jamais entendu parlé de vous et comme je viens de finir le livre, j’aimerai que vous m’en mettiez une caisse. Non décidément, pour avoir apprécié le livre, il semblait impossible de partir dans cette direction. Les bouteilles du domaine étant rares, j’ai finalement réussi à trouver un caviste parisien qui en a encore en stock. Une petite caisse de 6 chenin est rentrée dans ma cave et si je ne suis pas trop fainéant, cela devrait faire l’objet d’un article de dégustation d’ici peu.
En attendant, si vous avez un(e) ami(e) qui aime le vin, la BD ou les deux, n’hésitez pas à lui offrir ce petit pavé bien agréable. Avec le festival d’Angoulème qui commence bientôt, je ne serais pas surpris que Les Ignorants y soit récompensé.
PS : pendant que j’écrivais cet article, j’ai vu un micro reportage au JT de France 3 : http://www.pluzz.fr/jt-19-20-edition-nationale-2012-01-21-19h28.html (aux allentours de la 22ème minute).
Vin et BD : Les Ignorants
Si vous êtes un peu comme nous, affublés par vos proches d’une etiquette d’amateur de vin, vous avez peut-être reçu pour Noël quelque présent ayant un lien plus ou moins éloigné avec le sujet.
Personnellement cette année, j’ai été gâté. Tout d’abord mon cher papa a renfloué mon stock de Ménetou en provenance de chez Francis Audiot (entre autres). Mais ma moitié a également tiré dans le mille en m’offrant ‘Les ignorants’ car en plus d’avoir une inclinaison pour le vin, la bande dessinée fait aussi partie de mon univers.
De quoi s’agit-il ?
Comme le dit le sous-titre, d’une initiation croisée entre Etienne Davodeau, dessinateur de BD, et Richard Leroy, viticulteur en Anjou (dans le Val de Loire). Le premier a pris son crayon et a passé une année complète à travailler dans les vignes du second. Le premier fait découvrir l’univers de la BD à son compère : le travail, les festivals, les auteurs incontournables… Mais il lui prête également main forte pendant toute une année depuis la taille des pieds jusqu’à la vendange.
Le résultat est, de mon point de vue, particulièrement réussi. Cela tient à la simplicité des bonhommes, autant celui qui tient le stylo que celui qui fait son vin. Je suis obligé de clamer mon ignorance : je ne connaissais ni l’un ni l’autre avant de lire le livre. Le style narratif du premier me rappelle un peu Guy Delisle… comme si on lisait : Chroniques Angevines
Quant aux convictions de Richard Leroy, elles inspirent le plus profond respect et montre à quel point le viticulteur est lié à sa terre et à son vin. Et puis on profite de son initiation avec un plaisir intense. Si notre site était une BD, on aimerait qu’il soit aussi réussi que ce roman graphique ! On y apprend si clairement et si simplement comment un vigneron rythme son année, quels sont les principes de la biodynamie…
Forcément, après 267 pages à parler d’un vin blanc sec fait avec amour, ça donne soif. Le portrait de Richard Leroy étant ce qu’il ait, je n’ai pas osé appeler pour passer pour ce que je suis : bonjour, c’est moi le parisien qui n’avait jamais entendu parlé de vous et comme je viens de finir le livre, j’aimerai que vous m’en mettiez une caisse. Non décidément, pour avoir apprécié le livre, il semblait impossible de partir dans cette direction. Les bouteilles du domaine étant rares, j’ai finalement réussi à trouver un caviste parisien qui en a encore en stock. Une petite caisse de 6 chenin est rentrée dans ma cave et si je ne suis pas trop fainéant, cela devrait faire l’objet d’un article de dégustation d’ici peu.
En attendant, si vous avez un(e) ami(e) qui aime le vin, la BD ou les deux, n’hésitez pas à lui offrir ce petit pavé bien agréable. Avec le festival d’Angoulème qui commence bientôt, je ne serais pas surpris que Les Ignorants y soit récompensé.
PS : pendant que j’écrivais cet article, j’ai vu un micro reportage au JT de France 3 : http://www.pluzz.fr/jt-19-20-edition-nationale-2012-01-21-19h28.html (aux allentours de la 22ème minute).